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  • : Il était une fois, une petite Kiyomi qui quitta son occitanie natale pour une année parenthèse à la découverte du monde. Ce blog est le carnet de route de cette année un peu speciale. Un lien entre la Kiyomi actuelle et la Kiyomi de dans un an.
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Mercredi 4 octobre 2006

Et comme sans raffarinades, notre année politique etait un peu fade, voila quelques vieilles citations politiques bien croustillantes (vous pouvez voter pour votre preferée)

"Quand le moment est venu, l'heure est arrivée" (Raymond Barre)

"Voici que s'avance l'immobilisme et, nous ne savons pas comment l'arrêter" (Edgar Faure)

"En 1974, les Français voulaient un jeune : ils ont eu Giscard. En 1995, ils voudront un vieux : ils auront Giscard" (Philippe Séguin)

"Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index" (André Santini)

"[Je suis un]Breton d'après la marée noire" (Kofi Yamgnane, maire d'origine africaine de Saint-Coulitz, dans le Finistère).

"Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent" (Jacques Godfrain)

"Votre peuple a eu l'intelligence de vous élire deux fois" (de Valéry Giscard d'Estaing à Benazir Bhutto)

"Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n'est pas loin de l'avoir" (André Santini)

"Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard." (toujours par André Santini)

"La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler dur" (Raymond Barre)

"Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds" (Hervé de Charette, à propos du parti PPDF, fusionné depuis pour former l'UMP)

"Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi" (le ministre François Goulard)

"Il doit bien rester un angle de tir pour la paix" (Bernard Kouchner)

"Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent" (Jean-Louis Debré à propos de la Corse)

"Ce n’est donc pas un groupe politique, c’est un accélérateur de particules" (François Gerbaud, à propos du groupe UMP du Sénat, présidé par le duc de Rohan, co-vice-présidé par le marquis de Raincourt et Xavier Galouzeau de Villepin, père de Dominique)

"C’est l’union d’un postier et d’une timbrée" (Dominique Strauss-Kahn, à propos de l’alliance LO-LCR)

"Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air" (Xavier Darcos à des élus PS)

"À mon âge l’immortalité est devenue une valeur refuge" (Valéry Giscard d’Estaing, reçu à l’Académie française)

"Je ne suis candidat à rien" (Nicolas Sarkozy).

Valéry Giscard d’Estaing pour ces deux phrases au sujet du projet de Constitution européenne :
"C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit"
"C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui"

"À l'Assemblée on s'occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat" (Jean-Louis Debré)

"Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy" (Robert Hue)

"Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" (Jean-Pierre Raffarin)

"Win.. the yes... needs the no to win, again the no" 

"Notre route est droite, mais la pente est forte"

 

 

 

"Les jeunes sont destinés à devenir des adultes"

"L'avenir est une suite de quotidiens"

"A force de penser au pluriel la politique, certains ont oublié le singulier de la France"

 

 

 

 

Par Kiyomi - Publié dans : informations insolites glanées sur le net
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Mardi 3 octobre 2006

Faire fonctionner une machine à laver. Rien de plus simple en apparence. Un geste que Kiyomi a du faire des centaines de fois depuis son entrée en seconde. Sauf qu'en République Tchèque, tout est plus compliqué. Mode d'emploi.

Avant toute chose il faut trouver de la lessive. Direction le supermarché où un immense rayon lessive attend Kiyomi. Il y a la lessive pour les couleurs, celle pour le noir, celle pour le blanc, celle avec les micros perles qui penetrent qu coeur des fibres blablabla...

Kiyomi se décide pour un produit ordinaire. Une bouteille de lessive liquide pas trop grosse (donc facile à transporter, il faut rentrer du supermarché à pied) avec du linge d'un blanc éclatant dessiné dessus. Prix raisonnable. Facile à doser (un bouchon dans la machine à laver)

Ensuite il faut demander la clef de la laverie à la reception de la cité U. En tchèque puisqu'ils parlent pas anglais. Ou, plus simple, en "esperanto", en leur fourrant le sac de linge sale sous le nez. ça marche aussi très bien...

Une petite ballade dans les sous sols obscurs de la cité U, avec plein de portes louches et de dédales mysterieux... Le genre d'endroit ou on imaginerait très bien un sniper en embuscade. Mais Kiyomi, (qui ressemble de plus en plus à Rambo) atteint la laverie sans encombre.

Le reste est comme dans n'importe quelle machine à laver du monde. Mettre le linge dans le tambour, fermer la porte, mettre la lessive dans le bac prevu à cet effet, choisir le programme, appuyer sur START...  La machine fait tout le reste du travail. (c'est beau quand meme la technologie)

Kiyomi retourne dans sa chambre...; Et remarque soudain deux taches fushia sur son pull violet. Deux cercles parfait, semblables à ceux que laissent les soucoupes volantes dans les champs de blé... Y aurait il des aliens dans les parages??? Etrangement, les cercles ont exactement le diamètre de la bouteille de lessive... Avant d'appeller Sculler et Muldy pour les informer d'un presence extraterrestre dans les lessives tchèques, Kiyomi réflechit (si si ça lui arrive..) et se dit que la verité est peut être ailleurs... Que le linge dessiné sur la bouteille de lessive est bien blanc. Trop blanc.

Il s'avère en fait que la lessive en question est un produit blanchissant. Jamais à court d'idées, Kiyomi essaie de sauver son pull en le décolorant entièrement dans le lavabo de la salle de bain. Le pire c'est que ça marche presque. Le pull se pare d'un rose pas si moche que ça. Sauf que les traces d'OVNI deviennent blanches... Il resterait bien une ultime solution à Kiyomi: faire des taches de soucoupes volantes partout sur le pull, pour un resultat "Tye et Dye", très tendance dans les colonies de vacances... Mais bon, à ce stade là c'est de l'acharnement therapeutique. Et en plus, Kiyomi vient de lire Mademoiselle Figaro, et quelque chose lui dit que les soucoupes volantes à l'eau de javel tchèque ne sont pas dignes d'une " jeune fille chic, bien dans sa peau et dans son époque", qui se preoccupe de ce qui est à la mode "à Paris et à New York" et s'habille chez Zadig et Voltaire....

(Mademoiselle Figaro, telechargeable gratuitement sur le site du figaro... une espèce de Cosmo version 16eme arrondissement. Tellement caricatural que ça en devient drole... ) (oui Kiyomi a beaucoup de temps à perdre en attendant le début des cours!) 

Le pull part donc à la poubelle (vous n'aurez donc pas droit à des photos exclusives du drame!), et Kiyomi retourne dans les sous sols de la fac en tremblant à l'idée ce qui à du arriver au reste de ces vetements qui ont mariné une bone heure dans la machine à laver avec ce maudit produit...

Miraculeusement, le linge n'a pas souffert le moins du monde. Il ne reste plus qu'à l'etendre partout dans la chambre, en l'accrochant aux étagères, à la fenetre, sur le rebord du lit... (ben oui, à la guerre comme à la guerre!)

Cet article aurait vraiment mérité plein de photos croustillantes... malheureusement, Kiyomi a perdu le reflexe "kodak" (kodak...reflex... ok, c'est bon je vais me coucher...)  alors pour se faire pardonner, voila la couverture de Mademoiselle Figaro, "le magazine des jeunes filles chics"...

Vous verrez au moins à quoi la vie de Kiyomi ne ressemble pas... (et à quoi, esperons le, elle ne ressemblera jamais)

 

Mlle Figaro

 

 Vous croyez que Mademoiselle Figaro connait la noix de lavage?... Sinon, faudra lui en parler. (bientot ici un prochain article sur la noix de lavage, une lessive bio/equitable, ça sonne peut etre un peu bobo, mais mieux vaut etre bobo que Mademoiselle Figaro, non?)

Par Kiyomi - Publié dans : Kiyomi en Tchéquie
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Lundi 2 octobre 2006
En vue prochaine excursion Prague, JF cherch kalachnikov, rotweiller et petit ami pas trop chetif. Envoyer photo rotweiller.
Par Kiyomi - Publié dans : kiyomi en avant les histoires
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Dimanche 1 octobre 2006
Pour Michal, le communisme, c'est quand les magasins ferment de bonne heure

La scene se deroule dans les rues de Pilsen. Il est 22 heures. Michal, un étudiant tchèque, veut montrer à quelques etudiants erasmus un bar particulièrement original, un peu excentré. Vingt minutes de marche, ça donne le temps d'entamer de grandes discussions.

Kiyomi- Le supermarché est ouvert? Il est tard et je croyais que c'etait un jour ferié aujourd'hui...

Michal- Tu sais ici, presque tous les supermarché sont ouverts 365 jours par ans. Et beaucoup fonctionnent 24 heures sur 24.

Kiyomi- 24 heures sur 24!!! Mais pour quoi faire?! on a pas besoin de faire ces courses à 3 heures du matin! et ça doit etre dur pour les gens qui y travaillent!

Michal- Mais non, c'est pas un problème pour les gens qui y travaillent, parce qu'au bout de 8 heures à tenir la caisse quelqu'un les remplace et ils peuvent aller se coucher... Et puis, moi je veux avoir le droit de pouvoir faire mes courses quand j'en ai envie, meme si c'est au milieu de la nuit. Je vois pas au nom de quoi une decision politique m'en empecherait. Je n'aime pas les politiques. Ils se mèlent de tout. Avant la Tchecoslovaquie etait un regime communiste et les gens travaillaient seulement 8 heures par jour et les magasins fermaient tôt. Aujourd'hui on peut travailler beaucoup plus pour gagner plus d'argent. C'est la liberté. Mais si je travaille 14 ou 15 heures par jour, que je gagne beaucoup d'argent, il faut qu'en rentrant, je puisse aller faire mes courses.

Kiyomi- Sur le plan strictement individuel ton raisonnement est logique. Mais si tout le monde pense comme ça, je pense qu'on y perd tous.  La vie ce n'est pas seulement gagner des sous et faire du shopping. Des supermarchés qui ferment la nuit ou le dimanche, des lois reglementant les conditions de travail  obligent peut etre chacun a s'organiser davantage. Mais ça permet aux gens d'avoir du temps pour faire des choses ensemble. Je suis sure que ça a un tas d'effets positifs difficilement mesurables, par exemple sur les depenses de santé, le taux de natalité, la delinquance...

Michal- Pour moi, ce qui compte avant tout c'est l'economie. Je veux gagner de l'argent. Je veux pouvoir consommer ce que je veux quand je veux. Ici tout est ouvert tout le temps et j'aime ça.

.....

....

A l'arrivée devant le bar en question, une pancarte indique qu'il ferme...à 21heures.

Très enervé, Michal lache une floppée d'injures en tchèque. Kiyomi n'en comprendra qu'une seule: "sovietitsky"...

Par Kiyomi - Publié dans : Le communisme expliqué à Kiyomi
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Samedi 30 septembre 2006
Pour Ivan, le communisme est un probleme grammatical

La scène se deroule à Brno, le dernier soir du stage linguistique, dans un restaurant Slovaque, rebaptisé "Slovnik" (dictionnaire) à la suite d'un lapsus ou "restaurant communiste" (parce que les assiettes sont enormes ce qui permet à chacun de gouter chaque plat).

Le groupe est reparti sur deux tables differentes. La table principale ou chacun mange plus ou moins le plat commandé, et une petite table, declarée "zone communiste" par ses occupants, dans laquelle tout le monde mange dans l'assiette de tout le monde. Kiyomi est installée du coté du "monde libre", mais elle fait de nombreuses incursions à l'Est pour discuter ou piquer une frite.

Tomas invite Kiyomi a rejoindre definitivement le camp communiste : "Viens fumer avec nous!"

Kiyomi - Je fume pas. Mais je peux ramener mon assiette pour la partager avec vous. Et au passage, j'espionnerai les conversations de la table capitaliste. Je suis sure qu'on y rigole moins qu'ici.

Ivan - On voit que tu n'as jamais vécu sous un regime communiste.  Le communisme ce n'est pas quand on est tous egaux et qu'on partage. Je suis né en Union Sovietique et je sais ce qu'est le communisme.

Kiyomi - Je suis désolée... c'etait une plaisanterie...je suppose que tu n'as pas envie de rigoler avec ça... Le communisme c'est quand ya rien a manger mais qu'on partage quand meme?

Ivan- Non...laisse moi t'expliquer... le communisme c'est quand je suis toi, tu es eux, Il est nous, nous sommes moi, vous etes elle, ils sont vous. Tu comprends? C'est une question de grammaire. L'idée géniale mais ce n'est pas vraiment adapté à la façon de raisonner de la plupart des gens. Du coup ça ne peut pas marcher, en tout cas pas à l'echelle d'un pays. Il y a encore en Russie un village qui fonctionne en autarcie sans aucune monnaie. Dans une toute petite communauté, ça peut à peu près fonctionner. Je crois pas que le communisme puisse marcher un jour. Mais le communisme est interressant en tant qu'idéal. On peut toujours essayer de temps en  temps de faire un petit pas en direction de "je suis eux".... ...... De toute façon, le communisme n'est qu'une première etape. On peut aller plus loin que Marx. Lui, il se limite aux humains. Au lieu de dire "tu es moi", on peut imaginer que "je suis cette table", "cette assiette de frite est nous"  ou "ces chaussures sont lui"....  Bref, rejoint nous, amène ton assiette et on fumera pour toi!

 

Par Kiyomi - Publié dans : Le communisme expliqué à Kiyomi
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