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  • : Il était une fois, une petite Kiyomi qui quitta son occitanie natale pour une année parenthèse à la découverte du monde. Ce blog est le carnet de route de cette année un peu speciale. Un lien entre la Kiyomi actuelle et la Kiyomi de dans un an.
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D'où venez vous?

Lundi 26 mars 2007
Monsieur,

L'Ancien Testament nous dit que le prophète Michée a lancé un appel à la justice universelle et à
la miséricorde.

 Vous avez repris et actualisé son message à l'intention des pauvres du monde. Je partage l'engagement de votre association de solidarité, « Le Défi Michée ». La pauvreté est un scandale. La pauvreté est un facteur de désordre. Le cœur et la raison nous commandent d'agir.

 J'ai signalé, si j'étais élue Présidente de la République, un certain nombre de propositions destinées à mobiliser la France contre le mal développement. Permettez-moi de vous en rappeler les grandes lignes.
 Il convient de remettre en ordre une économie mondiale débridée. Elle ne laisse en effet aucune chance aux productions, agricoles en particulier, des pays les plus pauvres, face à la concurrence du nord servie par des atouts financiers et technologiques majeurs. Le bons sens et la justice recommandent de leur laisser un avantage, des préférences afin que la relation soit plus équitable et donc porteuse de développement.

 A Doha, FOMC, l'Organisation Mondiale du Commerce, a reconnu aux nations les moins avancées le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques. Mais ce droit est jusqu'ici resté théorique, en raison des conditions juridiques mises à son application. Ces obstacles doivent être levés. J'agirai, si les Français m'accordent leur confiance, pour que ces obstacles soient levés. J'agirai aussi à Paris et à Bruxelles afin que les cadres médicaux originaires de ces pays, formés en France et en Europe, soient à même d'y retourner.

Je suis donc totalement opposée aux propositions faites par un autre candidat, visant à retenir chez nous des médecins africains, asiatiques et latino-américains. J'agirai aussi, à Paris, à Bruxelles, à l'OMC, à l'OCDE, pour une éthique de responsabilité sociale et environnementale des entreprises de la « Triade », donc d'Europe, d'Amérique du nord et du Japon, présentes et actives dans les pays du sud. Il n'est pas acceptable que certaines d'entre elles surexploitent les ressources minérales et les populations des nations en développement.


J'adhère par ailleurs à l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui vise à introduire de la transparence dans les rapports des grandes entreprises avec les dirigeants d'Etats du sud.

L'éducation, en particulier celle des jeunes filles, devra être une priorité de l'aide accordée aux pays du sud. L'amélioration de la condition des femmes, leur participation à la vie politique, le constat a pu en être fait au Cap-Vert ou en Afrique du Sud, ouvrent la voie à l'émergence économique et aux politiques de lutte contre les pandémies et le contrôle des naissances.

Tous cela suppose un préalable, la mise à plat de la dette accumulée depuis une trentaine d'années. De bonnes initiatives ont été prises à l'égard des pays pauvres très endettés (PPTE). Il convient d'éviter leur ré-endettement. Il convient aussi d'affronter le défi, plus difficile, des pays endettés à revenus moyens, non concernés par la procédure PPTE.

Tout cela exige enfin une optimisation des moyens. Ils doivent sans doute être abondes et portés à 0,7% du PNB recommandé par les Nations Unies. Mais ils doivent aussi, et peut-être surtout, être gérés autrement. Les fonds d'aide français comme européens, doivent être utilisés avec plus d'efficacité. La portée de l'investissement sur le terrain doit s'imposer au concept trop souvent privilégié « d'aide liée ». D'autre part, les sociétés civiles, en Europe comme dans les pays récepteurs, doivent être plus intimement associées. ONG, collectivités territoriales, peuvent apporter des éléments fondamentaux. Plus près des réalités, elles permettent une meilleure identification des attentes et des urgences. Porteuses d'intérêts collectifs, elles constituent un élément de clarification et de contrôle démocratique permettant de réduire la captation de l'aide par des prédateurs locaux ou extérieurs.

Voilà les orientations que, si je suis élue, je donnerai à mon équipe gouvernementale afin de construire un partenariat plus équilibré entre la France, l'Europe et les pays du sud. Voilà le fondement de ce qui pourrait constituer le contrat de co-développement que nécessitent la France l'Europe, comme les pays du sud.


Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes salutations les meilleures.

Ségolène ROYAL

Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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Lundi 12 mars 2007


Je ne conçois pas de lutte réelle contre la famine et le sous-développement sans opérer une remise en cause radicale du système économique et politique mondial parce que c’est celui-ci, à travers la domination impérialiste et le pillage des pays du Sud, qui est la cause principale de l’insupportable situation actuelle. Il ne s’agit pas tant d’une pétition de principes idéologique que d’un souci d’efficacité.

 

Première question :

Aide au développement

Je pense que la France doit effectivement honorer ses engagements. Je pense même qu’elle devrait porter sa contribution au développement à 1% du PNB. C’est strictement un problème d’arbitrage budgétaire :  par exemple, l’arrêt des opérations militaires extérieures, le rapatriement des troupes françaises actuellement stationnées en Afrique et, plus généralement, la réduction drastique du budget militaire permettraient facilement de dégage r les ressources nécessaires.

Mais je voudrais apporter 3 précisions.

La première est que, pour être efficace, l’aide au développement devrait échapper à la main mise de régimes dictatoriaux et corrompus – corrompus notamment par les grandes sociétés multinationales, dont les multinationales françaises comme Total, Bouygues, Bolloré, Vivendi, etc – et être étroitement contrôlée par ses bénéficiaires  (les populations concernées)  par l’intermédiaire des associations et des ONG.

Ma seconde remarque est que l’aide au développement ne doit pas consister pour les grandes puissances – dont la France – à se donner bonne conscience alors qu’elles continueraient à piller allégrement les ressources naturelles et le travail bon marché - voire gratuit, comme l’utilisation du travail forcé en Birmanie sur les chantiers de Total – des pays du Sud.

Ma troisième remarque est que « l’aide au développement » la plus efficace, c’est l’annulation de la dette (voir question 4).

 

Deuxième question :

Commerce international

Je suis pour le démantèlement des institutions internationales qui régissent aujourd’hui le « commerce international », à commencer par l’OMC, le FMI et la Banque mondiale. Par leur politique de « libéralisation » des échanges, de chantage à la dette et de conditionnement des prêts à la mise en oeuvre  des « plans d’ajustement structurel », ces organismes jouent, depuis plusieurs décennies, un rôle proprement criminel. Les privatisations ainsi que les restrictions budgétaires imposées ont pour double effet de brader les ressources des pays concernés aux multinationales des pays du Nord et de détruire les déjà trop faibles services publics des pays du Sud, condamnant leurs populations à la misère.

Ensuite, il faudra reconstruire un nouveau système de relations commerciales  fondé sur l’échange « égal »  (au lieu de l’échange inégal qui prévaut actuellement) et l’impératif  d’un développement des pays du Sud prioritairement destiné à assurer la satisfaction des besoins sociaux locaux.  Compte tenu de l’inégalité prévisible de l’évolution politique et sociale des pays développés, la première étape sera vraisemblablement la reconstruction d’échanges bilatéraux  (par exemple de la part d’une « France socialiste ») équilibrés avec certains pays du Sud.

 

Troisième question

Brevets

Cette question est, avec la famine, l’une des plus scandaleuses.

Je suis totalement hostile au  principe comme à l’arsenal juridique assurant la « protection des brevets » : les avancées qui permettent de soigner et de guérir doivent immédiatement tomber dans le domaine public et appartenir aux « biens communs de l’humanité », entièrement soustraits à la loi du profit.

Les pays en développement doivent pouvoir produire immédiatement - et sans payer de royalties – tous les médicaments nécessaires pour sauver leurs populations de la maladie, de la souffrance et de la mort.

Cela implique évidemment que la recherche ne soit plus soumise à l’exigence de profitabilité, donc qu’elle soit publique. Cela implique aussi l’appropriation collective (la nationalisation) sans indemnisation des grands groupes de l’industrie pharmaceutique.

 

Quatrième question

Dette

Effectivement, avec le pillage direct par les multinationales (évoqué plus haut), le service de la dette est le coeur du mécanisme du sous-développement.

Non seulement la dette a, de fait, déjà été remboursée plusieurs fois, mais elle contraint les pays endettés à orienter toute leur économie vers la production pour l’exportation (afin de se procurer des devises), au détriment de la satisfaction des besoins les plus urgents (y compris l’alimentation) des populations locales.

La seule solution possible, à la fois humaine et rationnelle – de toute façon, la dette ne sera jamais remboursée ! – est l’annulation immédiate et sans condition de la dette.

La meilleure contribution possible de la France pour modifier la situation actuelle, c’est encore qu’elle donne l’exemple, en annulant elle-même unilatéralement  la dette des pays du Sud qu’elle détient.

 

Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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Lundi 12 mars 2007


Si vous êtes choisi(e) par le peuple français le 6 mai prochain, quelles sont vos propositions pour permettre à la France d’honorer ses engagements et de contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

 

Ces objectifs ne peuvent être envisagée qu’à l’échelle internationale, et au moins européenne. Au-delà de l’approche simplement humaniste de l’éradication progressive de la grande misère, les enjeux du développement des pays les plus pauvres sont lourds : immigration, respect de l’environnement, résolution des conflits et instauration de démocraties apaisées en lieu et place de régimes corrompus et/ou sanguinaires qui  constituent le terreau du terrorisme international, politiques de santé publique (lutte contre le SIDA, contre le paludisme et contre les différentes pandémies dévastatrices).

 

L’aide publique d’Etat à Etat a montré ses limites. En nourrissant la corruption, elle a plongé une bonne partie de l’Afrique dans un chaos inextricable. La sortie de la pauvreté passe au contraire par l’investissement privé (notamment le micro crédit), le commerce, l’existence de l’Etat de droit et le respect des Droits fondamentaux des individus, notamment la propriété privée. Nous nous ferons un devoir de favoriser les initiatives privées locales, qu’elles soient scolaires (l’élévation du niveau de compétences est essentielle sur le plan économique, démographique et sanitaire), sanitaires ou commerciales (pour amorcer la dynamique qui permet d’élever le niveau de vie moyen). L’Europe doit se mobiliser pour instaurer un Etat de droit partout où c’est possible. L’émancipation des femmes, l’accession à la propriété et l’ouverture du commerce ne peuvent qu’entraîner les pays vertueux dans la bonne direction. Nous préconisons l’ouverture de nos frontières aux produits des pays les plus pauvres et en réorientant la PAC, d’ici sa suppression, des subventions aux exportations vers l’agriculture extensive et respectueuse de l’environnement.

 

En tant que Président(e) de la République, vous serez amené(e) à peser sur le fonctionnement des relations internationales et pourrez porter des réformes pour rééquilibrer les relations entre le Nord et le Sud de la planète. Quelles réformes du commerce international vous semblent souhaitables ?

 

Nous sommes résolument favorables à la disparition des barrières protectionnistes qui limitent l’accès des pays en voie de développement à nos marchés. Leur développement nécessite une augmentation des échanges commerciaux avec le reste du monde, autant pour importer des outils et des prestations améliorant leur productivité que pour exporter leurs produits et attirer les investisseurs. Encore une fois, de tels échanges exigent l’instauration d’un cadre juridique et fiscal stable. L’Europe peut avoir un rôle à jouer dans le conseil auprès des pays demandeurs. L’Europe peut aussi jouer de son influence auprès de ses grands partenaires, notamment les Etats-Unis, pour accompagner ce processus.

 

 

Sur 42 millions de personnes touchées par le virus du Sida, 39 millions vivent dans les pays en développement. Ainsi, au Botswana 40% des adultes sont contaminés par le VIH. La production de médicaments génériques par les pays en développement est entravée notamment pour des raisons de protection de brevets.

Comment permettre aux pays en développement d'accéder aux médicaments de base à un coût acceptable ?

 

 

La question des brevets est extrêmement complexe et mériterait un vrai débat de fond sur leur légitimité morale. En l’état actuel des choses, une pression d’ONG et d’associations influentes débouche régulièrement sur des accords locaux de groupes pharmaceutiques, afin que certains médicaments soient vendus à un prix bien plus accessible dans les pays les plus défavorisés. Si nous ne souhaitons pas que les Etats interviennent dans ces négociations entre parties consentantes pour une question éthique, nous sommes favorables à ce type d’aménagements négociés et espérons qu’ils se multiplieront à l’avenir. N’oublions pas que de nouveaux laboratoires sortent de plus en plus de produits génériques au fur et à mesure que les brevets tombent, voire pendant la durée de vie des brevets en s’éloignant suffisamment du produit d’origine pour rendre les plaintes contestables. La pression sur les prix est chaque année plus forte, et les pays les plus fragiles en sont les premiers bénéficiaires. Enfin, de nouvelles fondations, telles que la Bill and Melinda Foundation (dont le budget annuel dépasse celui de l’OMS !), financent maintenant la recherche dans le domaine pharmaceutique sans perspective de brevets à valeur ajoutée économique. Les bénéfices de ces tendances convergentes font progressivement leur effet.

 

Cela dit, les politiques de prévention n’en sont pas moins essentielles, tant contre le Sida que contre le Paludisme. Encore les gouvernants des pays frappés doivent-ils manifester une réelle volonté politique de lutter activement et en toute transparence avec les partenaires privés qui le proposent.

 

L’endettement démesuré des pays les plus pauvres bloque l'avenir de millions d'hommes et de femmes dans les pays du Sud, et contribue à la mort d’un enfant toutes les 3 secondes. Les responsabilités d’une telle situation sont partagées entre nos pays créanciers et les dirigeants (actuels ou passés) des pays endettés. Mais aujourd'hui le remboursement annuel de la dette enlève plus de 300 milliards de dollars aux budgets des pays du Sud, soit plus de dix fois l’aide qu’ils reçoivent effectivement.

Quelles mesures faut-il prendre pour éviter que les dettes des pays pauvres ne soient encore cause de souffrance ?

Comment la France pourrait-elle soutenir la mise en place de règles internationales équitables pour qu’une telle situation ne se reproduise plus ?

 

Annuler ces créances est doublement dangereux. Cet acte fort léserait les créanciers légitimes, publics (contribuables) et privés. Il inciterait ensuite les pays à recommencer leurs erreurs du passé en oubliant la sanction de l’expérience. Bref, il nous apparaît plus responsable de renégocier les termes de ces dettes en présence des acteurs concernés, notamment les investisseurs. Les pays pénalisés par la charge de cette dette devraient préalablement fournir de réels efforts pour rétablir l’Etat de Droit, indispensable à toute amélioration économique, sociale et politique. En fin de compte, la prospérité est la solution ultime aux divers maux que traversent ces pays les plus pauvres. La croissance, c’est de l’emploi, de l’innovation et une augmentation des échanges extérieurs, de la confiance, des investissements motivés dans les infrastructures, les écoles, la santé…

 

Nous ne prônons aucune restriction dans l’accès de ces pays souverains au crédit. Encore une fois, leurs gouvernants ne sont pas moins légitimes que les nôtres dans leurs choix. Vouloir leur retirer une part de souveraineté économiques sans leur consentement contreviendrait au droit international et ne pourrait apparaître que comme une approche paternaliste de l’Occident, presque néo-colonialiste. Aux gouvernants de ces pays d’agir en responsabilité, en tenant compte des erreurs du passé plutôt qu’en les effaçant.

Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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Vendredi 9 mars 2007
Monsieur, Madame,

En l’an 2000, notre pays, avec l’ensemble des Etats Membres des Nations Unies paraphait la Déclaration du Millénaire. En cela, ils déclaraient solennellement que le troisième millénaire ne serait pas celui de la faim, du VIH et de la dégradation de l’environnement. Sur la base de 8 engagements clefs, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la communauté internationale s’engageait à réduire de moitié l’extrême pauvreté dans le monde d’ici à 2015.

LE DÉFI MICHÉE

En écho à cette initiative, le Défi Michée1 International a été créé en 2004, sous l’impulsion de l’Alliance Evangélique Mondiale (qui représente 400 millions de protestants) et d’un réseau d’environ 300 organisations humanitaires. L’objectif du Défi Michée est de mobiliser les chrétiens dans la lutte contre la pauvreté et l’injustice et d’encourager les gouvernants à respecter les engagements pris à l’ONU.

En France, le Défi Michée a été lancé par l’Alliance Evangélique Française et le Service d’Entraide et de Liaison (S.E.L., première organisation protestante française de solidarité internationale), et est soutenu par l’immense majorité des Eglises protestantes, réformées, luthériennes et évangéliques. Au niveau international, il est également membre de la plateforme Global Call to Action against Poverty (en France : Action Mondiale Contre la
Pauvreté).

L’ÉTAT DU MONDE

Si certaines régions du monde, en particulier l’Asie du Sud-Est, ont connu un fort développement économique, le bilan global de réduction de la pauvreté reste mitigé, voire même négatif en ce qui concerne une bonne partie de l’Afrique subsaharienne. Au rythme actuel, le continent africain n’atteindra les objectifs fixés en termes de réduction de la mortalité infantile qu’en 2165 ! Pire encore, selon la F.A.O., le nombre de personnes souffrant de la faim est reparti à la hausse après une baisse sensible dans les années 1990.

D’ici à 2015,l’échec des OMD signifierait la mort, faute d’accès aux soins, à une hygiène et à une alimentation de base, de 45 millions d’enfants et l’impossibilité, pour près de 100 millions d’autres, d’aller à l’école.

La France a consenti des efforts, notamment en augmentant son aide au développement et en proposant une taxe sur les billets d’avion internationaux. Cependant, elle est encore loin de tenir ses promesses. L’Aide Publique au Développement représente aujourd’hui 0.42% de notre PNB. Pour tenir ses engagements, la France devrait porter cette contribution à 0.7% d’ici à 2012 (tout en n’y incluant qu’une aide ‘réelle’ et de qualité à destination des populations les plus pauvres). Sans la détermination de celui ou celle qui sera à la tête de notre pays pour les cinq prochaines années, il sera impossible à notre
pays d’honorer ses engagements.

NOS QUESTIONS

Les élections se rapprochant, nous souhaitons connaître et faire connaître la position des divers candidats, et la vôtre en particulier, sur les questions internationales de lutte contre la
pauvreté et les injustices.

Vos réponses et celles des autres candidats seront diffusées dans les médias, notamment
protestants, afin d’aider les croyants à prendre en compte ces problématiques lorsqu’ils se
rendront aux urnes.

· Si vous êtes choisi(e) par le peuple français le 6 mai prochain, quelles sont vos propositions pour permettre à la France d’honorer ses engagements et de contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

· En tant que Président(e) de la République, vous serez amené(e) à peser sur le fonctionnement des relations internationales et pourrez porter des réformes pour rééquilibrer les relations entre le Nord et le Sud de la planète.
Quelles réformes du commerce international vous semblent souhaitables ?

· Sur 42 millions de personnes touchées par le virus du Sida, 39 millions vivent dans les pays en développement. Ainsi, au Botswana 40% des adultes sont contaminés par le VIH. La production de médicaments génériques par les pays en développement est entravée notamment pour des raisons de protection de brevets.
Comment permettre aux pays en développement d’accéder aux médicaments de base à un coût acceptable ?

· L’endettement démesuré des pays les plus pauvres bloque l’avenir de millions d’hommes et de femmes dans les pays du Sud, et contribue à la mort d’un enfant toutes les 3 secondes. Les responsabilités d’une telle situation sont partagées entre nos pays créanciers et les dirigeants (actuels ou passés) des pays endettés. Mais aujourd’hui le remboursement annuel de la dette enlève plus de 300 milliards de dollars aux budgets des pays du Sud, soit plus de dix fois l’aide qu’ils reçoivent effectivement.
Quelles mesures faut-il prendre pour éviter que les dettes des pays pauvres ne soient encore cause de souffrance ?

Comment la France pourrait-elle soutenir la mise en place de règles internationales équitables pour qu’une telle situation ne se reproduise plus ?

Ces questions sont importantes à nos yeux et aux yeux du Dieu en qui nous croyons. La Bible s’en fait largement l’écho. Elle nous invite à ne pas fermer notre main au pauvre mais aussi à « ouvrir notre bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler, pour défendre les droits de tous ceux qui sont délaissés... les droits des malheureux et des pauvres ! » (La Bible,livre des Proverbes, chapitre 31.8-9).

Nous ne doutons pas que les questions d’extrême pauvreté soient également au coeur de vos préoccupations. C’est pourquoi nous espérons une réponse rapide de votre part.

Dans cette attente, Monsieur, nous vous prions d’agréer nos salutations respectueuses.

Patrick Guiborat Directeur Général du S.E.L.
Thierry Seewald Coordinateur du Défi Michée France
Stéphane Lauzet Secrétaire Général de l’Alliance Evangélique Française
Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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Vendredi 9 mars 2007
arrivé numéro 2 dans la boite mail de Kiyomi ce matin: Olivier Besancenot.

Le seul point commun avec Edouard Fillias:  Ce sont les deux petits jeunes de la campagne.

Après les trentenaires en action, Kiyomi se prend à rêver d'un réveil des cinquantenaires (ou quiquagénaires si vous tenez à parler français...) : Nicolas, Ségolène et François, vous êtes où???

Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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