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  • : Il était une fois, une petite Kiyomi qui quitta son occitanie natale pour une année parenthèse à la découverte du monde. Ce blog est le carnet de route de cette année un peu speciale. Un lien entre la Kiyomi actuelle et la Kiyomi de dans un an.
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D'où venez vous?

Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 09:31


Si vous êtes choisi(e) par le peuple français le 6 mai prochain, quelles sont vos propositions pour permettre à la France d’honorer ses engagements et de contribuer à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

 

Ces objectifs ne peuvent être envisagée qu’à l’échelle internationale, et au moins européenne. Au-delà de l’approche simplement humaniste de l’éradication progressive de la grande misère, les enjeux du développement des pays les plus pauvres sont lourds : immigration, respect de l’environnement, résolution des conflits et instauration de démocraties apaisées en lieu et place de régimes corrompus et/ou sanguinaires qui  constituent le terreau du terrorisme international, politiques de santé publique (lutte contre le SIDA, contre le paludisme et contre les différentes pandémies dévastatrices).

 

L’aide publique d’Etat à Etat a montré ses limites. En nourrissant la corruption, elle a plongé une bonne partie de l’Afrique dans un chaos inextricable. La sortie de la pauvreté passe au contraire par l’investissement privé (notamment le micro crédit), le commerce, l’existence de l’Etat de droit et le respect des Droits fondamentaux des individus, notamment la propriété privée. Nous nous ferons un devoir de favoriser les initiatives privées locales, qu’elles soient scolaires (l’élévation du niveau de compétences est essentielle sur le plan économique, démographique et sanitaire), sanitaires ou commerciales (pour amorcer la dynamique qui permet d’élever le niveau de vie moyen). L’Europe doit se mobiliser pour instaurer un Etat de droit partout où c’est possible. L’émancipation des femmes, l’accession à la propriété et l’ouverture du commerce ne peuvent qu’entraîner les pays vertueux dans la bonne direction. Nous préconisons l’ouverture de nos frontières aux produits des pays les plus pauvres et en réorientant la PAC, d’ici sa suppression, des subventions aux exportations vers l’agriculture extensive et respectueuse de l’environnement.

 

En tant que Président(e) de la République, vous serez amené(e) à peser sur le fonctionnement des relations internationales et pourrez porter des réformes pour rééquilibrer les relations entre le Nord et le Sud de la planète. Quelles réformes du commerce international vous semblent souhaitables ?

 

Nous sommes résolument favorables à la disparition des barrières protectionnistes qui limitent l’accès des pays en voie de développement à nos marchés. Leur développement nécessite une augmentation des échanges commerciaux avec le reste du monde, autant pour importer des outils et des prestations améliorant leur productivité que pour exporter leurs produits et attirer les investisseurs. Encore une fois, de tels échanges exigent l’instauration d’un cadre juridique et fiscal stable. L’Europe peut avoir un rôle à jouer dans le conseil auprès des pays demandeurs. L’Europe peut aussi jouer de son influence auprès de ses grands partenaires, notamment les Etats-Unis, pour accompagner ce processus.

 

 

Sur 42 millions de personnes touchées par le virus du Sida, 39 millions vivent dans les pays en développement. Ainsi, au Botswana 40% des adultes sont contaminés par le VIH. La production de médicaments génériques par les pays en développement est entravée notamment pour des raisons de protection de brevets.

Comment permettre aux pays en développement d'accéder aux médicaments de base à un coût acceptable ?

 

 

La question des brevets est extrêmement complexe et mériterait un vrai débat de fond sur leur légitimité morale. En l’état actuel des choses, une pression d’ONG et d’associations influentes débouche régulièrement sur des accords locaux de groupes pharmaceutiques, afin que certains médicaments soient vendus à un prix bien plus accessible dans les pays les plus défavorisés. Si nous ne souhaitons pas que les Etats interviennent dans ces négociations entre parties consentantes pour une question éthique, nous sommes favorables à ce type d’aménagements négociés et espérons qu’ils se multiplieront à l’avenir. N’oublions pas que de nouveaux laboratoires sortent de plus en plus de produits génériques au fur et à mesure que les brevets tombent, voire pendant la durée de vie des brevets en s’éloignant suffisamment du produit d’origine pour rendre les plaintes contestables. La pression sur les prix est chaque année plus forte, et les pays les plus fragiles en sont les premiers bénéficiaires. Enfin, de nouvelles fondations, telles que la Bill and Melinda Foundation (dont le budget annuel dépasse celui de l’OMS !), financent maintenant la recherche dans le domaine pharmaceutique sans perspective de brevets à valeur ajoutée économique. Les bénéfices de ces tendances convergentes font progressivement leur effet.

 

Cela dit, les politiques de prévention n’en sont pas moins essentielles, tant contre le Sida que contre le Paludisme. Encore les gouvernants des pays frappés doivent-ils manifester une réelle volonté politique de lutter activement et en toute transparence avec les partenaires privés qui le proposent.

 

L’endettement démesuré des pays les plus pauvres bloque l'avenir de millions d'hommes et de femmes dans les pays du Sud, et contribue à la mort d’un enfant toutes les 3 secondes. Les responsabilités d’une telle situation sont partagées entre nos pays créanciers et les dirigeants (actuels ou passés) des pays endettés. Mais aujourd'hui le remboursement annuel de la dette enlève plus de 300 milliards de dollars aux budgets des pays du Sud, soit plus de dix fois l’aide qu’ils reçoivent effectivement.

Quelles mesures faut-il prendre pour éviter que les dettes des pays pauvres ne soient encore cause de souffrance ?

Comment la France pourrait-elle soutenir la mise en place de règles internationales équitables pour qu’une telle situation ne se reproduise plus ?

 

Annuler ces créances est doublement dangereux. Cet acte fort léserait les créanciers légitimes, publics (contribuables) et privés. Il inciterait ensuite les pays à recommencer leurs erreurs du passé en oubliant la sanction de l’expérience. Bref, il nous apparaît plus responsable de renégocier les termes de ces dettes en présence des acteurs concernés, notamment les investisseurs. Les pays pénalisés par la charge de cette dette devraient préalablement fournir de réels efforts pour rétablir l’Etat de Droit, indispensable à toute amélioration économique, sociale et politique. En fin de compte, la prospérité est la solution ultime aux divers maux que traversent ces pays les plus pauvres. La croissance, c’est de l’emploi, de l’innovation et une augmentation des échanges extérieurs, de la confiance, des investissements motivés dans les infrastructures, les écoles, la santé…

 

Nous ne prônons aucune restriction dans l’accès de ces pays souverains au crédit. Encore une fois, leurs gouvernants ne sont pas moins légitimes que les nôtres dans leurs choix. Vouloir leur retirer une part de souveraineté économiques sans leur consentement contreviendrait au droit international et ne pourrait apparaître que comme une approche paternaliste de l’Occident, presque néo-colonialiste. Aux gouvernants de ces pays d’agir en responsabilité, en tenant compte des erreurs du passé plutôt qu’en les effaçant.

Par Kiyomi - Publié dans : Opération Michée
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Commentaires

"En fin de compte, la prospérité est la solution ultime aux divers maux que traversent ces pays les plus pauvres." Sans blague ?!
Commentaire n°1 posté par Ju* le 13/03/2007 à 08h36
Une clé de lecture interressante (ou pas): les mots soulignés "Etat de droit" n'existaient pas dans la version initiale. Ils ont été rajouté par un relecteur. (Merci au mode "suivi des modification de Word!)
Je ne suis pas sure que ça apporte enormement à l'analyse des positions d'Alternative Libérale, mais je trouve toujours interressant d'imaginer le processus de rédaction.
Commentaire n°2 posté par Kiyomi le 13/03/2007 à 11h32
dernière minute: Alternative Libérale vient de se rallier à François Bayrou faute de signatures. (je ne suis pas certaine que ce soit un cadeau pour Bayrou...)

Ce texte n'est donc plus celui d'un candidat à la présidentielle... J'expère qu'on aura bientot les réponses de candidats suceptibles d'aller jusqu'au premier tour...
Commentaire n°3 posté par Kiyomi le 13/03/2007 à 15h37
Moi chuis d'accord avec eux, pour combattre la pauvreté, rien de tel que la richesse !
Commentaire n°4 posté par Jérémie le 13/03/2007 à 21h21
Pas d'accord! ça coute trop cher, comme le dit si bien Suzannita dans Mafalda, il suffit de cacher les pauvres!
Commentaire n°5 posté par Ed le 14/03/2007 à 13h41
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